GLOSSAIRE
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z - Unités - Préfixes multiplicateurs des unités - Abréviations
Abiotique : Qualifie les constituants non vivants du milieu : l’eau, les particules en suspension, les sédiments et les sols.
Accidents : Trois niveaux de situation
accidentelle sont définis dans les plans d’urgence des installations
nucléaires :
Niveau 1 – accident sans risque de
dégagement de radioactivité.
Niveau
2 – accident à caractère radiologique pour lequel les risques de
contamination sont limités à l’intérieur du site.
Niveau 3 – accident à caractère
radiologique avec risque d’effets à l’extérieur du site.
Cette
classification, à caractère opérationnel, diffère de l’échelle internationale
des évènements nucléaires (INES).
Activation : Processus par lequel des noyaux
atomiques stables sont rendus radioactifs sous l’action d’un flux de neutrons
ou d’autres particules.
Activité (A) : L’activité A d’une quantité d’un
radionucléide à un état énergétique déterminé et à un moment donné est le
quotient de dN par dt, où dN est le nombre probable de transitions nucléaires
spontanées à partir de cet état énergétique dans l’intervalle de temps dt.
Aérosols : Suspension dans l’air de particules
très fines, solides ou plus souvent liquides.
AIEA : Agence Internationale de l’Energie
Atomique ; organisation internationale sous contrôle de l’ONU, dont le
rôle est de favoriser l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, et de
contrôler que les matières nucléaires détenues par les utilisateurs ne sont pas
détournées pour des usages militaires.
ALARA : « As Low As Reasonably
Achievable » (« aussi bas que raisonnablement possible »).
Niveau de rejet ou de nuisance à ne pas dépasser en conciliant prudence
technique et rentabilité économique.
Alpha
(a) :Les particules composant le rayonnement alpha sont des
noyaux d’hélium 4, fortement ionisants mais peu pénétrants. Une feuille de
papier est suffisante pour arrêter leur propagation.
Analyse
de sûreté :
Ensemble des examens techniques qui permettent d’identifier et d’évaluer les
risques liés au fonctionnement d’une installation, d’apprécier l’efficacité des
dispositifs de sûreté prévus pour réduire ces risques. Les conclusions de cette
analyse sont intégrées au rapport de sûreté de l’installation.
ANDRA :
Agence Nationale pour
la gestion des Déchets Radioactifs. Etablissement public sous tutelle du Ministère
de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et du Ministère de l’Aménagement
du Territoire et de l’Environnement. L’ANDRA est un établissement public
indépendant des producteurs de déchets. Créée en 1979, elle est un organisme de
protection de l’environnement, qui répond à trois missions :
-
la gestion
industrielle des déchets radioactifs à vie courte,
-
la recherche de
solutions de gestion à très long terme pour les déchets à vie longue,
-
l’inventaire de
l’ensemble des déchets se trouvant sur le territoire national.
Anthropogammamétrie :Technique de mesure externe de la
charge du corps humain en radioéléments émetteurs de rayonnements gamma. De par
la présence permanente de radioéléments naturels, cet examen décèle toujours un
fond de radioactivité.
Assemblage : Faisceau de crayons combustibles,
maintenus entre eux par des grilles et des entretoises à la distance permettant
l’entretien d’une réaction nucléaire contrôlée dans le cœur des réacteurs.
Atome : Constituant de base des éléments
chimiques formant la matière. Sa structure est représentée par un noyau
constitué de particules électriquement positives ou neutres (protons et
neutrons), autour duquel gravitent des particules électriquement négatives
(électrons).
Toute
la matière de l’univers est formée des innombrables combinaisons des quelques
100 éléments différents existant dans la nature, et dont les atomes ne
diffèrent entre eux que par leur nombre de particules constitutives.
Autorisation
de rejet : Les
exploitants nucléaires sont soumis à une réglementation en matière de rejets
d’effluents (radioactifs ou non) liquides et gazeux et de prélèvement d’eau.
Ils doivent obtenir une autorisation, sous forme d’un arrêté interministériel
(Industrie, Environnement, Santé), pris en application du décret 95-540 du 4
mai 1995.
Barres
de commande : Les
barres de commande font partie du système d’arrêt d’urgence. Lorsqu’il y a une
augmentation rapide de puissance, leur chute dans le cœur du réacteur est
automatique, provoquant l’arrêt du réacteur.
Ces
barres contiennent du bore ou du cadmium qui absorbant facilement les neutrons,
assurent la maîtrise de la réaction en chaîne.
Barrière : Enveloppe matérielle qui isole les
matières radioactives du milieu environnant. Pour un réacteur à eau sous pression,
par exemple, il existe 3 barrières successives qui s’interposent entre les
composants radioactifs et l’environnement, à savoir :
- une gaine métallique qui entoure
les pastilles d’oxyde d’uranium ou de MOX ;
-la cuve, le circuit primaire et les
tubes des générateurs de vapeur qui constituent le seconde barrière ;
-l’enceinte de confinement (en
béton) qui constitue la troisième barrière. C’est la bonne tenue de cette
enceinte qui a permis de retenir à l’intérieur tous les produits radioactifs
libérés par l’accident de Three Mile Island en 1979, accident où les 2/3 du
cœur avaient fondu.
Becquerel
(unité d’activité) :
un becquerel (Bq) équivaut à une désintégration par seconde. Il s’agit de
l’unité légale de mesure de radioactivité.
Exemples : La radioactivité naturelle d’un kg
de pommes de terre est de 100 à 150 Bq, celle du lait de 80 Bq/l, celle d’un
sol granitique est de 8 000 Bq/kg. La radioactivité naturelle du corps humain
est d’environ 10 000 Bq/kg.
Bêta
(b) : Rayonnement constitué d’électrons porteurs d’une
charge positive ou négative. Une épaisseur de quelques mètres d’air ou une
simple feuille d’aluminium suffit à l’arrêter.
Biotique : Qualifie les constituants vivants
du milieu, les végétaux et les animaux.
Biotope : La norme française publiée par
l’AFNOR, NF X 30-001, définit un biotope comme un espace localisé où l’ensemble
des facteurs physiques et chimiques de l’environnement restent sensiblement
constants.
Boîte
à gants :
Enceinte étanche, munie de hublots et d’orifices garnis de gants hermétiquement
fixés aux parois. Utilisée pour la manipulation de matériaux radioactifs peu
irradiants, la boîte à gant permet d’isoler l’opérateur des éléments
radioactifs et de le protéger de la contamination mais non de l’irradiation.
Bore : Le bore est un poison neutronique.
Son introduction dans le cœur d’un réacteur sous forme d’acide borique permet
soit :
-
en fonctionnement
normal de réguler le réacteur en maintenant les barres de commande en position
haute
-
en cas d’accident,
par son injection rapide à une concentration élevée d’arrêter la réaction
neutronique, en particulier lorsque les structures mécaniques endommagées
interdisent l’introduction des barres de commande.
Caloporteur : Fluide circulant dans le cœur d’un
réacteur nucléaire pour en évacuer la chaleur.
Césium
137 (137Cs) : Ce
radioélément est un produit de fission d’une période de 30 ans. Il provient
d’une part des essais aériens nucléaires effectués entre 1945 et 1963 et
d’autre part des retombées de l’accident de Tchernobyl. Son niveau est en
constante diminution.
Château
de transport :
Conteneur spécial doté de protections lourdes (acier ou plomb). Il est utilisé
pour le transport des matières fortement radioactives en quantité importante.
CIPR : Commission Internationale de
Protection Radiologique ; organisation internationale chargée d’émettre
des recommandations quant aux normes à adopter en matière de radioprotection.
Cobalt
60 (60Co) : Les
émissions gamma de cet élément radioactif sont utilisées en radiothérapie ou en
radiographie industrielle. C’est aussi un élément de fission.
Cœur
de réacteur : Le
cœur de réacteur contient le combustible. Il est traversé par le fluide
caloporteur primaire qui extrait la chaleur dégagée à la suite de la fission.
Des espaces sont laissés entre les assemblages de combustibles pour les barres
de commande (ou crayons absorbants et pour l’instrumentation permettant de
mesurer l’état du cœur (température,
taux de combustion…).
Colis
de déchets :
Forme de conditionnement d’un déchet radioactif, constituée d’une part du
déchet bloqué ou enrobé dans une matrice, et d’autre part de son emballage.
Colis de transport de matières radioactives : On entend par
colis l’ensemble formé par l’emballage et son contenu. Du point de vue de la
sûreté, ils sont classés en 5 catégories :
Colis
exceptés (90 000 colis/an)
: contiennent de très faibles quantités de substances radioactives. Ils ne sont
pas tenus de résister aux incidents, car en cas de relâchement de leur contenu,
les conséquences sont facilement gérables.
Colis
industriels (50 000 colis/an) : pour les matières et les déchets de
faible activité. Ces colis résistent aux incidents mais pas aux accidents. La
matière est intrinsèquement sûre car confinée dans la masse et faiblement irradiante.
Colis
de type « A » (170 000 colis/an) : pour les matières
présentant une radioactivité relativement faible. Les quantités relâchées en
cas d’accident resteraient toutefois limitées.
Colis
de type « B » (3 500 colis/an) : pour des matières
radioactives de forte activité utilisées dans l’industrie et en médecine. Les
emballages sont prévus pour résister aux accidents.
Colis
de type « C » : Ce type de colis est défini par les
nouvelles recommandations de l’AIEA pour le transport par voie aérienne de
matière de très haute activité.
Combustible : Matière fissile destinée à assurer
le fonctionnement d’un réacteur nucléaire. Il se présente sous forme de
pastilles empilées dans une gaine métallique, l’ensemble constituant une
aiguille ou un crayon étanche. Ces éléments sont réunis pour former un
assemblage combustible.
Le
combustible peut être préparé à base d’uranium ou d’un mélange
uranium/plutonium.
Conditionnement
des déchets radioactifs :
Les déchets radioactifs de très faible activité (vinyle, chiffons…) sont mis en
fûts métalliques après compactage.
Les
déchets de faible et moyenne activité après avoir subi autant que possible une
réduction de volume sont conditionnés, c’est à dire enrobés dans une matrice
spéciale dans le but de les convertir en blocs résistant aux agressions du
milieu ambiant.
Par
vitrification les déchets de haute activité sont incorporés par fusion à un
verre de composition adaptée assurant la rétention des produits actifs pendant
une très longue durée.
Contamination
radioactive :
Présence indésirable de substances radioactives disséminées dans l’air, dans
l’eau ou sur toute surface (sols, parois, etc..). Chez l’homme, la
contamination peut être externe (sur la peau) ou interne (par ingestion,
inhalation ou blessure).
Criticité : Configuration caractéristique d’une
masse de matière qui contient des éléments fissiles dans une composition telle
qu’une réaction de fission enchaîne puisse y être entretenue. Le contrôle d’un
réacteur en fonctionnement permet d’entretenir une telle réaction en chaîne
sans qu’elle s’emballe ou se ralentisse. Le réacteur est dit « à l’état
critique ».
Cycle
du combustible :
Suite des opérations industrielles auxquelles sont soumises les matières
fissiles. Elle comprend l’extraction du minerai, la concentration de la matière
fissile, l’enrichissement, la fabrication des éléments combustibles, leur
utilisation dans le réacteur, leur retraitement éventuel ainsi que le
conditionnement et le stockage des déchets radioactifs qui en résultent.
DBO5 : Demande Biologique en Oxygène
pendant 5 jours, exprimée en mg/l ; c’est la quantité d’oxygène consommée
en 5 jours par les micro-organismes naturels pour décomposer les matières
organiques contenues dans un effluent aqueux.
DCO : Demande Chimique en Oxygène,
exprimée en mg/l ; c’est la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation
naturelle chimique des latières oxydables contenues dans un effluent aqueux.
Débit
de dose : Dose
absorbée par unité de temps. Elle s’exprime généralement en gray par heure.
Déchets
radioactifs :
Toutes matières pour lesquelles aucune réutilisation n’est prévue et qui
contiennent des substances radioactives artificielles ou naturelles utilisées
par l’homme.
Les
déchets radioactifs représentent 1% de la masse des déchets toxiques produits
par les pays industrialisés.
Deux
paramètres permettent d’appréhender le risque présenté par les déchets
radioactifs : leur activité qui traduit leur nocivité et leur période
radioactive qui conditionne cette nocivité.
Les déchets de très faible
activité (quelques
becquerels par gramme) proviennent du démantèlement des centrales nucléaires ou
des sites industriels classiques. Ces déchets ne posent pas de problème
sanitaire. Des solutions pour leur élimination ou leur stockage sont à l’étude.
Les déchets de faible et
moyenne activité
contiennent principalement des radioéléments de courte période. Ce sont
essentiellement des déchets de fabrication, des équipements usagés, des
vêtements de protection, des filtres…. La solution technique pour l’élimination
de ces déchets est le stockage en surface jusqu’à ce que leur nocivité soit
négligeable.
Les déchets de faible
activité contiennent des
quantités significatives d’éléments à période longue, comme le radon. Ils
proviennent de l’extraction du minerai d’uranium. Un concept de stockage sur le
site est à l’étude.
Les déchets de moyenne
activité sont des
émetteurs de rayonnement alpha et contiennent des quantités significatives
d’éléments à période longue (quelques dizaines de milliers d’années). Ils proviennent
principalement de l’entretien des installations de retraitement du combustible.
Dans le cadre de la loi du 30 décembre 1991, des recherches sont menées pour
leur élimination. En attendant ils sont entreposés sur les sites de production.
Les déchets de haute activité proviennent des combustibles retraités qui
renferment des éléments à période longue et des grandes quantités de produits
de fission à période courte. Ils sont conditionnés par vitrification et
entreposés sur les sites de production. Des recherches pour l’élimination de
ces déchets sont également menées dans le cadre de la loi du 30 décembre 1991.
On
ne perdra pas de vue que la toxicité de la plupart des déchets chimiques est
éternelle, que leur volume est sans commune mesure avec celui des déchets
hautement radioactifs qui est, en France de 3g par an et par habitant et dont
le stock national représentera en l’an 2000 le volume d’une piscine olympique.
Déclaration : Notification obligatoire à
l’autorité compétente de l’intention d’exercer une pratique ou toute autre
action relevant du présent décret.
Décontamination
(radioactive) :
Opération physique, chimique ou mécanique destinée à éliminer ou réduire une
présence indésirable de radioactivité sur une surface ou dans un volume.
Démantèlement : Ensemble des dispositions
techniques prises pour réduire la radioactivité restante d’une installation
définitivement arrêtée. L’AIEA définit trois niveaux successifs de
démantèlement.
A la fin du niveau 3 de démantèlement, le site est totalement banalisé.
Désintégration
radioactive :
Perte par un atome de l’une ou plusieurs de ses particules constitutives, ou
réarrangement interne de ses particules ; ils s’accompagnent toujours de
l’émission d’un rayonnement.
La
désintégration peut-être spontanée (radioactivité naturelle) ou induite
(radioactivité artificielle).
Détriment
sanitaire :
estimation du risque de réduction de l’espérance et de la qualité de vie d’une
population, résultant de l’exposition à des rayonnements ionisants.
DIB : Déchets Industriels Banals ;
cartons, papiers, plastiques, bois d’emballage… ils sont assimilables aux
ordures ménagères.
DIS : Déchets Industriels spéciaux ; ce sont les
déchets nocifs pour la santé et l’environnement, tels que les produits
chimiques toxiques, les huiles, les piles et batteries, hydrocarbures etc..
Divergence : Démarrage de la réaction nucléaire
d’un réacteur par approche de la criticité obtenue en retirant progressivement
les barres de commandes du cœur.
Dose
absorbée (ou dose) :
Quantité absorbée par unité de masse de matière vivante ou inerte exposée aux
rayonnements. Elle s’exprime en grays (Gy) .
dĒ est l’énergie moyenne communiquée par le
rayonnement ionisant à la matière dans un élément de volume.
dm est la masse de
la matière contenue dans cet élément de volume.
Dose
équivalente (HT)
: Dans les organismes vivants, les effets biologiques produits par une même
dose absorbée sont différents selon la nature des rayonnements (X, alpha, bêta,
gamma et neutrons) et leur énergie. Pour tenir compte de ces différences, on
utilise un facteur multiplicateur de la dose absorbée, le « facteur de pondération
radiologique », W, qui permet de calculer une « dose
équivalente ». Cette grandeur s’exprime en sievert (Sv).
HT = W x D
Dose
efficace : La
dose efficace est la somme des doses équivalentes pondérées par un
« facteur de pondération tissulaire » qui permet d’exprimer les
différences de radiosensibilité des organes au risque de cancer. Elle s’exprime
en sievert (Sv).
Selon
les recommandations de la CIPR, à une même dose efficace est supposé
correspondre un impact sanitaire équivalent.
Des
limites de dose efficace sont fixées par la Directive 96/29/EURATOM
notamment :
-la dose efficace pour les travailleurs exposés est limitée à 100 mSv sur 5 années consécutives, à condition que la dose efficace ne dépasse pas 50 mSv au cours d’une année quelconque.
-la
dose efficace pour le public est limitée à 1mSv par an.
Cette
directive européenne doit être transposée dans la réglementation nationale
d’ici mai 2000. Les limites indiquées ci-dessus remplaceront alors les limites
actuellement en vigueur, qui sont de 50 mSv par an pour les travailleurs et de
5 mSv par an pour la population.
Dose
engagée : C’est
la somme, sur un intervalle de temps donné, des doses reçues par un individu à
la suite de l’incorporation de matière radioactive.
Dosimètrie : C’est l’évaluation calculée des
débits de doses ; la mesure de l’énergie transportée par un rayonnement se
fait à l’aide d’un appareil spécifique, le dosimètre.
Echelle
de gravité : voir
Gravité
Ecosystème : Un écosystème est selon la norme
AFNOR T 90-503 un système dans lequel il existe des échanges cycliques de
matières et d’énergie dus aux interactions entre les différents organismes
présents et leur environnement.
Effluents
radioactifs :
Fluides, gazeux ou liquides, rejetés dans l’environnement par une installation
et contenant des éléments radioactifs. Les modalités de rejet et les quantités
rejetées au cours du temps sont réglementées afin de ne pas entraîner le
dépassement des concentrations maximales admissibles dans l’environnement (air
et eau).
Elimination : Stockage de déchets dans un dépôt ou un
site donné sans intention de les récupérer. L’élimination comprend également le
rejet autorisé d’effluents directement dans l’environnement et leur dispersion
ultérieure.
Enrichissement : Opération physique ou chimique par
laquelle on accroît la proportion d’un des composants dans un mélange ;
dans le cas des combustibles nucléaires destinés aux réacteurs à eau
pressurisée par exemple, on augmente la proportion d’uranium 235 de 0,7%
(teneur dans l’uranium naturel) à 3,5%.
Entreposage
des déchets radioactifs :
Stockage provisoire traité avec toutes les précautions de confinement, contrôle
et surveillance technique.
Exposition
(ou irradiation) :
Toute exposition de personnes à des rayonnements ionisants.
On
distingue :
-
l’exposition
externe, résultant de sources situées en dehors de l’organisme ;
-
l’exposition
interne, résultant de sources situées dans l’organisme (après inhalation
ou ingestion de substances
radioactives ;
-
l’exposition
totale, somme des expositions internes et externes ;
-
l’exposition
globale, exposition du corps entier considéré comme homogène ;
-
l’exposition
partielle, exposition portant essentiellement sur une partie de
l’organisme ou sur un ou plusieurs organes
ou tissus.
En
moyenne nous subissons chaque année une exposition naturelle de l’ordre de 2,4
mSv (rayons cosmiques, sols, aliments, air ambiant) et une exposition
artificielle de l’ordre de 1,3 mSv (irradiation médicale qui représente à elle
seule 1 mSv, industrie nucléaire, appareils domestiques). Cette moyenne
recouvre des écarts significatifs.
Exposition
accidentelle :
exposition fortuite de personnes par suite de circonstances imprévues,
caractérisée par le dépassement d’au moins 10 fois les limites de dose. Elle ne
comprend pas l’exposition d’urgence. Elle ne couvre pas toutes les situations
d’interventions.
Exposition
d’urgence :
exposition justifiée de personnes volontaires engagées dans des interventions
prenant en compte les nécessités techniques et les risques sanitaires, et notamment
pour porter secours à des personnes en danger, ou pour prévenir l’exposition
d’un grand nombre de personnes, au cours desquelles une des limites de doses
individuelles fixée pour les travailleurs exposés pourrait être dépassée.
Filière : Désigne une catégorie de réacteurs
ayant un ensemble de caractéristiques communes : nature du combustible, du
modérateur, du fluide caloporteur…
Par
exemple
filière uranium naturel/graphite/gaz
(UNGG)
filière uranium enrichi/eau légère
sous pression (REP)
filière uranium enrichi/eau légère
bouillante (REB)
filière uranium/eau lourde
filière uranium enrichi ou plutonium/sodium
(RNR)
Les
réacteurs à eau légère sont les plus répandus dans le monde et en France.
Fissile : Se dit d’un nucléide dont le noyau
est susceptible de subir une fission sous l’effet de neutrons. Exemples :
l’uranium 233, l’uranium 235, le plutonium 239.
Fission
nucléaire :
Réaction nucléaire, généralement produite par bombardement neutronique,
conduisant à l’éclatement de certains noyaux fissiles en deux noyaux plus
petits appelés produits de fission ; la réaction nucléaire de fission
s’accompagne de l’émission simultanée ou différée de deux ou trois neutrons, et
d’une libération importante d’énergie, sous forme de chaleur due à la diminution
de masse de l’ensemble : c’est le fondement de l’énergie nucléaire.
Fluide
caloporteur :
Liquide ou gaz que l’on fait circuler dans un réacteur nucléaire pour en
évacuer la chaleur. Dans un réacteur à eau sous pression, le fluide caloporteur
est de l’eau, qui circule dans les boucles de refroidissement du circuit
primaire.
Fusion
thermonucléaire ou fusion nucléaire : La fusion est une réaction qui, contrairement à la
fission, a pour effet de réunir plusieurs noyaux atomiques légers en un seul.
Elle est très répandue dans l’univers : des noyaux d’atomes fusionnent en
permanence au sein des étoiles et du soleil. Son application militaire a
conduit à la mise au point d’arme thermonucléaire.
Gamma
(g) : Rayonnement électromagnétique, très pénétrant mais peu
ionisant, émis par la désintégration d’éléments radioactifs. Des écrans de
béton ou de plomb permettent de s’en protéger.
Gaz
rares : Gaz sans
aucune affinité chimique avec les autres corps. Les principaux gaz rares sont
l’argon, l’hélium, le néon, le krypton, le xénon, le radon. En cas d’accident
sur un réacteur, les isotopes radioactifs du xénon et du krypton seraient les
premiers produits de fission relâchés dans l’environnement.
Graphite-Gaz : Respectivement le modérateur et le
caloporteur d’un des premiers modèles de réacteur nucléaire dit UNGG (Uranium
naturel-le combustible-, Graphite, Gaz).
Gravité ou
échelle de gravité :
L’échelle de gravité des incidents et accidents dans les installations
nucléaires, d’une part, l’opinion publique ou les relais d’information d’autre
part. L’échelle Internationale des évènements nucléaires (INES) est utilisée en
France depuis 1994. Elle compte 7 niveaux classés par gravité croissante, du
niveau 1 correspondant à une anomalie conduisant à une sortie du régime de
fonctionnement autorisé, au niveau 7 correspondant à un accident aux
conséquences graves à l’extérieur du site.
Gray (unité
de dose absorbée) :
C’est l’unité de mesure de la dose absorbée, c’est-à-dire de la quantité
d’énergie absorbée par un kilogramme de matière soumise à un rayonnement.
Un
gray (Gy) équivaut à un joule par kilogramme.
1 Gy = 1 Jkg-1
Groupe
témoin : Groupe
des individus n’étant pas soumis à l’exposition due aux rejets des
installations nucléaires.
Groupe
de référence de la population :
Groupe d’individus dont l’exposition à une source est assez uniforme et
représentative de celle des individus qui, parmi la population, sont plus
particulièrement exposés à ladite source.
Hydrogène : En situation accidentelle grave interdisant
le refroidissement du cœur, l’augmentation de température du combustible
provoquerait la production d’hydrogène par réaction entre l’eau du circuit
primaire et le zirconium constituant le gainage des éléments combustibles.
La
combustion d’hydrogène peut prendre la forme d’une déflagration ou d’une
détonation. La conception des enceintes de confinement permet de résister aux
effets mécaniques d’une déflagration.
HYDROTELERAY : Réseau de surveillance fournissant,
en temps réel, le niveau de radioactivité gamma dans les cours d’eau. Mis en
œuvre par l’Office de protection contre les rayonnements ionisants, ce réseau
est en cours de développement sur l’ensemble de l’hydrographie nationale.
Les
résultats des mesures sont accessibles sur minitel (3614 TELERAY).
ICPE : Installation Classée pou la
Protection de l’Environnement ; c’est la désignation sous laquelle sont
enregistrés par les autorités, après étude formalisée, tous les établissements,
ateliers ou lieux où se pratiquent des activités qui peuvent engendrer de
quelque façon une nuisance pour la qualité de l’environnement.
A
ce titre, un établissement industriel complexe possède autant d’ICPE dûment
répertoriée qu’il compte d’ateliers présentant un risque pour l’environnement.
Impact
dosimétrique : Il
n’est pas possible de mesurer directement l’impact sanitaire des installations
nucléaires ; on évalue indirectement cet impact par un indicateur :
la dose efficace.
Impact
radioécologique :
Lorsque les concentrations sont élevées (situations accidentelles), l’impact
radioécologique d’un rejet peut être estimé par des indicateurs physiologiques
ou biologiques tels que la variation de la taille des végétaux, du nombre de
feuilles. Dans le cas de rejets normaux d’une installation, il n’y a pas de modifications
observables de ces indicateurs et l’impact radioécologique est limité à la
concentration des différents radionucléides dans les différentes composantes du
milieu.
Indicateur
biologique :
Composant du milieu vivant, particulièrement apte à fixer une contamination. Le
suivi de la concentration de ces indicateurs permet de détecter rapidement une
contamination aiguë du milieu par un polluant donné.
INB : Installation Nucléaire de
Base ; c’est la désignation sous laquelle sont enregistrés tous les
établissements, ateliers ou lieux où sont mises en œuvre des matières
nucléaires (par définition, les matières dont l’activité spécifique est
supérieure à 70 000 Bq/kg).
INBS : Installation Nucléaire de Base
Secrète ; c’est une INB soumise à contrôle et surveillance particuliers du
fait de ses activités pour des programmes de Défense.
Incorporation : Il existe 3 modes d’incorporation
de radioéléments dans l’organisme : l’inhalation, l’ingestion et le
contact avec une blessure (plaie ouverte).
Inspections
générales de la sécurité nucléaire :
Menées par le Secrétaire général du Comité interministériel de la sécurité
nucléaire (SGCISN) sous l’autorité du Premier ministre, les inspections
générales sont destinées à vérifier l’application des mesures destinées à
assurer la sécurité nucléaire.
Inspections
des installations nucléaires de base : L’inspection des installations nucléaires de base
(INB) permet à l’Autorité de sûreté (la Direction de la Sûreté des
Installations Nucléaires et les DRIRE, dépendant des ministères chargés de
l’industrie et de l’environnement) de veiller à l’application de la
réglementation technique générale et de toutes les dispositions contenues dans
les décrets, arrêtés et diverses autorisations et d’assurer que les règles de
sûreté sont bien respectées.
Inspections
des matières nucléaires :
L’inspection du contrôle national des matières nucléaires est effectuée par des
inspecteurs spécialisés et assermentés. Elle porte sur les matières nucléaires
détenues dans les établissements et installations et également en cours de
transport. Elle permet à l’Administration (le ministère chargé de l’industrie)
de s’assurer du respect de la réglementation dans le domaine du suivi, de la
comptabilité, du confinement, de la surveillance et de la protection physique
des matières nucléaires.
L’inspection
du contrôle gouvernemental des matières nucléaires mises en œuvre dans les
installations civiles est quant à elle confiée au Secrétariat général du comité
Interministériel de la Sécurité Nucléaire.
Iodure
de potassium :
sel minéral qui se dissocie facilement en libérant l’iode, lequel se fixe
préférentiellement dans la thyroïde des êtres vivants.
Irradiation : Exposition à un rayonnement et, par
extension, effet d’une exposition à un rayonnement.
ISO
14001 : Partie de
la norme internationale ISO 14000 portant sur la prise en compte de
l’environnement dans le système global de gestion de l’entreprise.
Cette
partie est relative à la mise en place d’un système de management
environnemental.
Les
entreprises qui choisissent de mettre en place ISO 14000 s’engagent dans un
processus d’amélioration continue de leurs performances environnementales.
Elles sont contrôlées tous les trois ans par un auditeur externe à l’entreprise
qui certifie que le système de management environnemental est conforme à la
norme.
Isotope : Ensemble des atomes d’un élément
chimique donné, ayant le même nombre de protons. Un élément chimique donné peut
donc comprendre plusieurs isotopes différents entre eux par leur nombre de neutrons.
En conséquence tous les isotopes d’un même élément ont les mêmes propriétés
chimiques, mais des propriétés physiques différentes.
Exemple :
l’uranium naturel comprend essentiellement deux isotopes : l’uranium 235
fissile, l’uranium 238 non fissile.
Krypton (Kr) : gaz rare dont un isotope, le
krypton 85, rentre pour un part abondante dans l’activité des effluents gazeux
d’un réacteur.
Limite
annuelle d’incorporation (LAI) :
Pour un radioélément donné, activité incorporée annuellement par ingestion ou
par inhalation, qui produit une dose efficace égale à la limite fixée pour un
travailleur ou à celle fixée pour une personne du public. La LAI s’exprime en
becquerels (Bq).
Lixiviation
ou lessivage :
Extraction de certains composés contenus dans un milieu pulvérulent, perméable
ou poreux, par passage d’un solvant approprié, qui s’écoule naturellement au
travers de la masse à traiter ; on peut l’appliquer directement à un sol
très fragmenté (lixiviation in situ), ou lessiver au contraire une masse
extraite, concassée et disposée sur une aire appropriée (lixiviation en tas).
C’est un mode d’extraction d’éléments métalliques, dont l’uranium.
C’est
aussi la façon dont l’eau de pluie extrait par ruissellement certains
composants d’une masse de déchets.
Matières
nucléaires :
Matières sensibles soumises par la loi aux mesures de protection et de contrôle
destinées à prévenir leur vol, leur détournement ou leur perte :
plutonium, uranium, thorium, deutérium, tritium, lithium enrichi en lithium 6. Il
s’agit donc d’une catégorie juridique.
Marquage : Présence en faible concentration
dans un milieu naturel (eau, sol, sédiment, végétation…) d’une substance
chimique dont l’impact n’est pas nuisible ou dont la nocivité n’est pas
démontrée.
Modérateur : Matière contenant des éléments dont
les noyaux ont la propriété de ralentir les neutrons, leur permettant de
provoquer les fissions dans le combustible. C’est ainsi que la présence de
l’eau comme modérateur dans les réacteurs à eau sous pression ou du graphite
dans les réacteurs UNGG permet d’obtenir la réaction de fission
auto-entretenue.
MOX (de l’anglais Mixed Oxide) :
Combustible constitué en moyenne de 5% d’oxyde de plutonium et 95% d’oxyde
d’uranium appauvri. Ce combustible permet d’utiliser le plutonium récupéré lors
du retraitement des combustibles irradiés extraits des réacteurs REP. En
France, un certain nombre de réacteurs de 900 MW du parc nucléaire d’EDF sont
chargés en partie avec ce combustible. Dans les années qui viennent, c’est
l’ensemble du parc des réacteurs de ce type qui pourrait être concerné. Le MOX
est une solution envisagée par certains pays pour réduire leur stock de
plutonium d’origine militaire.
Neutrons : Particule élémentaire
électriquement neutre. Il est avec le proton l’un des deux types de
constituants du noyau de l’atome.
Niveaux
d’intervention :
Valeur de dose équivalente évitable ou de dose efficace évitable, ou valeur
dérivée à partir de laquelle des interventions devraient être envisagées. Ces
valeurs sont exclusivement celles qui se rapportent à la voie d’exposition sur
laquelle portera l’intervention.
Nucléide : Espèce monoatomique définie par son
nombre de masse, son numéro atomique et son état énergétique nucléaire.
Palier : Désigne un niveau de puissance d’un
parc de réacteurs nucléaires standardisé. Par exemple, le parc français de
réacteurs à eau sous pression (REP) comprend 3 paliers de puissance :
900
MWe : 34 tranches nucléaires
1300
MWe : 20 tranches nucléaires
1450
MWe : 4 tranches nucléaires
La
France dispose du parc de centrales le plus standardisé. Il en résulte des
économies d’études en matière de conception, une meilleure qualité de
maintenance et des avantages significatifs quant au niveau de sûreté atteint.
Panache : Au sens large, c’est la zone de
l’atmosphère atteinte par les gaz ou les particules rejetées qui se propagent
sous l’effet du vent.
En
cas d’accident avec endommagement de l’enceinte de confinement, les gaz
radioactifs libérés dans l’atmosphère constituent un panache.
En
conditions normales, la vapeur d’eau qui s’échappe des tours de réfrigération
constitue un panache visible.
Période
radioactive (ou « demi-vie radioactive » TR) : Durée au bout de laquelle
l’activité d’un radioélément a diminué de moitié. Son ordre de grandeur varie
de la microseconde au milliard d’années.
Iode
131 :
8 jours
Césium
137 :
30 ans
Carbone
14 :
5 730 ans
Plutonium
239 : 24 400 ans
Iode
129 :
16 milliards d’années
Uranium
238 :
4,5 milliard d’années.
La
loi de décroissance radioactive conduit à une activité réduite de la valeur
initiale après une durée de 10 périodes. Ainsi les déchets radioactifs stockés
au centre de stockage de l’Aube, qui ont une période inférieure à 30 ans,
verront leur radioactivité atteindre le niveau de la radioactivité naturelle au
bout de 300 ans .
Période
biologique (TB)
: Temps au bout duquel la moitié de la masse d’une substance a été éliminée de
l’organisme par des processus uniquement physiologiques.
Exemple :
la période biologique de l’iode est voisine de 100 jours.
Période
effective (TE) :
Elle caractérise la disparition d’une substance radioactive dans l’organisme,
résultant de la combinaison des phénomènes de décroissance radioactive (période
radioactive) et d’élimination physiologique (période biologique). Elle est
obtenue par la relation suivante :
1/TE = 1/TB + 1/TR
PH : Unité de mesure de l’acidité ou de
la basicité d’un milieu ; l’échelle va de 0 pour l’acidité maximale à 14
pour la basicité maximale. 7 correspond à la neutralité.
Piézomètre : Appareil permettant de repérer par
un simple tube enfoncé dans le sol, le niveau de l’eau d’une nappe phréatique
naturelle, et de faire des prélèvements dans celle-ci pour analyse.
Piscine
de stockage des éléments combustibles : Bassin où l’on entrepose le combustible irradié après
le déchargement d’un réacteur pour laisser les assemblages perdre la plus
grande partie de leur radioactivité par simple effet du temps.
Plan
d’urgence : Pour
chaque installation nucléaire, ont été mis au point des plans d’intervention
afin de parer aux conséquences éventuelles des accidents graves. Il s’agit d’un
cadre d’action pouvant s’adapter à diverses situations :
Le plan d’urgence interne (PUI) est
destiné aux interventions à l’intérieur de l’installation. Un PUI est mis en
œuvre sous la responsabilité exclusive de l’exploitant.
Le plan particulier d’intervention
(PPI) est un plan d’urgence au sens de la loi de 1987 sur l’organisation de la
sécurité civile. Il est déclenché de façon cohérente avec le PUI et concerne la
protection de l’environnement et des populations proches de l’installation. Le
PPI est établi et mis en œuvre par le préfet.
Plutonium
(symbole Pu) :
Métal lourd, chimiquement très réactif. Il se présente le plus souvent sous
forme de poudre, mélange de différends oxydes. Les quinze isotopes du plutonium
sont tous radioactifs. Aucun n’existe à l’état naturel.
Le
plutonium 239, fissile, est produit dans les réacteurs nucléaires à partir de
l’uranium 238. Emetteur alpha, sa période radioactive est de 24 000 ans. Il est
utilisé à des fins civiles comme combustible dans les réacteurs à neutrons
rapides et dans les réacteurs à eau sous pression (combustible MOX), et à des
fins militaires (armes nucléaires à fission).
Le
plutonium présente un danger lors d’une contamination interne, surtout par
inhalation.
p.p.m : Partie Par Million. C’est par
exemple 1 gramme pour une tonne.
Produits
de fission :
Résultant de la fission des noyaux lourds, ces éléments radioactifs sont
responsables d’un important dégagement thermique pendant plusieurs décennies.
Les produits de fission sont extraits du combustible lors des opérations de
retraitement et vitrifiés en vue de leur entreposage puis de leur stockage
définitif.
Radioactivité : Phénomène au cours duquel certains
noyaux se transforment en émettant, soit un rayonnement particulaire –
particules alpha (a), c’est à
dire des noyaux d’hélium, ou particules bêta (b), c’est à dire des électrons – soit un rayonnement électro-magnétique,
les rayons gamma (g), soit une
combinaison de ces rayonnements. L’élément produit par ce phénomène peut
lui-même être radioactif.
La
radioactivité d’un corps est caractérisée par le nombre de désintégrations
(activité) qui s’y produisent en une seconde. Elle est mesurée en becquerels
(ou en curies). Elle décroît avec le temps ; la période d’un corps est le
temps au bout duquel la moitié de la radioactivité a disparu.
La
radioactivité est un phénomène naturel, mais elle peut également être induite
par l’action de certains rayonnements sur la matière, le phénomène donnant
alors naissance à la radioactivité artificielle dont les propriétés sont
identiques.
La
radioactivité d’un milieu, d’un matériau, d’un aliment, s’exprime en becquerels
par kg ou par litre.
Radioélément : Elément chimique comportant au
moins un isotope naturellement ou artificiellement radioactif.
Radionucléide : Isotope radioactif. Ce terme est
utilisé par abus de langage en lieu et place du terme radioélément, alors qu’il
ne désigne que le noyau de l’atome.
Radioprotection : Ensemble des méthodes et des moyens
pour assurer la protection de l’homme et de l’environnement contre les
rayonnements ionisants. La CIPR, organisation non gouvernementale composée de
médecins, de physiciens et de biologistes de tous pays, émet des
recommandations dans ce domaine. Le conseil de l’Union européenne émet au titre
du traité EURATOM des directives qui s’inspirent de ces recommandations. Ces
directives, traduites dans le droit français, ont un caractère réglementaire.
Radio
toxicité :
Toxicité due aux rayonnements ionisants émis par un radioélément ingéré ou
inhalé.
Radon : Gaz radioactif naturel qui provient
de la désintégration de l’uranium et du radium présent dans la croûte
terrestre. On le rencontre principalement dans les mines, les habitations en
région minière et les massifs granitiques. Il est responsable d’une part
importante (37%) de l’exposition de la population française aux rayonnements
ionisants. Le radon ne devient dangereux qu’à forte concentration. Les
particules issues de sa désintégration radioactive se fixent facilement sur les
poussières absorbées par les poumons. Certaines peuvent rester prisonnières
quelques temps au niveau du système respiratoire et irradier les tissus, ce qui
engendre, à la longue, un risque de cancer. On diminue la teneur en radon par
une forte ventilation des locaux.
Rayonnements
ionisants :
Ensemble des rayonnements qui sont susceptibles d’ioniser la matière (c’est à
dire d’arracher un ou plusieurs électrons aux atomes.
Ils
peuvent être de nature électromagnétique, tels les rayons X et les rayons gamma
ou de nature corpusculaire (particules alpha, bêta, neutrons….
En
traversant les tissus vivants, ces rayonnements induisent des phénomènes
biologiques pouvant entraîner des lésions dans l’organisme.
Réacteur
à eau sous pression (REP) :
Réacteur utilisant de l’uranium enrichi comme combustible et de l’eau sous
pression comme modérateur et fluide caloporteur. Tous les réacteurs français de
production d’électricité sont des REP, sauf Phénix et Superphénix. Cette
homogénéité présente des avantages au plan de la sûreté des réacteurs. En outre
elle est source d’économies.
Réacteurs
à neutrons rapides (RNR) :
Réacteur sans modérateur utilisant de l’uranium enrichi ou du plutonium comme
combustible avec des densités élevées de matières fissiles présentes permettant
donc d’obtenir la réaction de fission en chaîne sans qu’il soit nécessaire de
ralentir les neutrons.
Le
sodium est utilisé comme caloporteur. Les réacteurs de ce type sont :
Phénix à Marcoule, Superphénix à Creys-Malville. Les réacteurs à neutrons
rapides peuvent fonctionner en mode surgénérateur. Ils peuvent être aussi
utilisés pour effectuer des expérimentations sur la transmutation des composants
des déchets à vie longue.
Réacteur
à uranium naturel graphite gaz (UNGG) : Réacteur utilisant l’uranium naturel comme
combustible, du graphite comme modérateur et du gaz carbonique comme fluide
caloporteur. Les six UNGG français sont définitivement arrêtés.
Règles fondamentales de sûreté (RFS) : Ces règles,
concernant les installations nucléaires de base, sont destinées à expliciter
des objectifs de sûreté et des pratiques dont le respect est jugé comme valant
conformité avec la pratique réglementaire française.
Retraitement
des combustibles irradiés :
C’est l’opération appliquée au combustible usé (irradié) qui consiste, après
son séjour de plusieurs années dans des piscines de refroidissement, à le
séparer en ses trois principaux composants :
-
l’uranium (96%
de la masse du combustible)
-
le plutonium
(1%)
-
les déchets
proprement dits (3%) comprenant les produits de fission et les éléments
transuraniens.
Le
procédé comprend l’extraction du combustible nucléaire de sa gaine, puis la
séparation de l’uranium et du plutonium.
Le
retraitement des combustibles irradiés réduit le volume de déchets de très
haute activité. Par ailleurs, le plutonium peut être réutilisé dans le
combustible MOX chargé dans les réacteurs à eau légère, ce qui apporte une
réponse partielle au problème des stocks de cette matière sensible.
Sécurité
nucléaire :
Ensemble des dispositions prises pour assurer la protection des personnes et
des biens contre les dangers, nuisances ou gênes de toute nature résultant de
la création, du fonctionnement et de l’arrêt des installations nucléaires fixes
ou mobiles ainsi que de la conservation, du transport, de l’utilisation et de
la transformation des substances radioactives naturelles ou artificielles.
La
sécurité nucléaire fait appel à plusieurs disciplines et techniques que la
protection contre les rayonnements ionisants, la sûreté nucléaire, la
protection des installations et transports nucléaires contre les actes de
malveillance et les actions de sécurité civile en cas d’accident.
Seuil de détection : La norme AFNOR NF X 20-101 définit le seuil de détection
comme concentration minimale d’une substance produisant une réponse observable.
Seuil de mesure : La norme AFNOR NF X 20-101 définit le seuil de
mesure comme étant la concentration minimale d’une substance produisant un
signal quantifiable.
Sievert : Un sievert (Sv) équivaut à un joule par
kilogramme.
1Sv = 1 Jkg-1
C’est
l’unité de mesure de l’équivalent de dose, c’est à dire de la fraction de
quantité d’énergie apportée par un rayonnement ionisant et reçue par un
kilogramme de matière vivante. A partir de la mesure de la dose d’énergie reçue
(comptée en Gray), l’équivalent de dose se calcule par application de
coefficients dépendant de la nature du rayonnement reçu et de celle de l’organe
concerné.
La
dose moyenne d’exposition annuelle d’origine naturelle (sol, cosmos,…) de la
population en France est de 2,4 mSv.
Source
scellée : Une
source est scellée lorsqu’elle est constituée par des substances radioactives
incorporées dans des matières solides inactives, ou enfermées dans une
enveloppe inactive présentant une résistance suffisante pour éviter, dans les
conditions normales d’emploi, toute dispersion.(ex : appareils utilisés
dans l’industrie pour vérifier la qualité des soudures).
Spectrométrie : Mesure des énergies des
rayonnements ionisants en vue d’une analyse des constituants d’un mélange de
corps radioactifs.
Stockage
des déchets radioactifs :
On distingue, dans la terminologie du cycle du combustible nucléaire :
-
l’entreposage
des déchets, réversible par définition et limité dans le temps (il peut durer
plusieurs décennies dans le cas des déchets à vie longue). Dans l’attente de
leur destination finale, ces déchets sont entreposés dans des conditions sûres
et contrôlées. C’est le cas des déchets vitrifiés de haute activité à la Hague
et à Marcoule.
-
le stockage,
qui se veut définitif. On peut lui imposer toutefois d’être réversible de façon
à préserver la possibilité d’appliquer aux déchets d’autres solutions de
stockage ou d’élimination non disponibles aujourd’hui.
Le
principe du stockage consiste à interposer entre les matières radioactives et
la biosphère plusieurs barrières destinées à maintenir, pendant toute la durée
de la décroissance radioactive, le transfert de la radioactivité dans la
biosphère à un niveau acceptable. Les barrières désignent habituellement :
le colis, l’ouvrage et le site géologique.
Le
stockage en surface des déchets à vie courte (de période radioactive inférieure
à 30 ans) est effectué au Centre de stockage de l’Aube à Soulaines-Dhuys,
exploité par l’ANDRA. Ce centre a pris le relais en 92 du Centre de Stockage de
la Manche à La Hague qui a atteint sa pleine capacité en 94. Le stockage des
déchets de haute activité et à vie longue en formation géologique profonde est
l’une des voies fixées par la loi du 30 décembre 1991. Conformément à cette
loi, des laboratoires souterrains doivent être créés pour l’étude des
formations géologiques.
Strontium
(Sr) :
radioélément chimiquement analogue au calcium, qui se fixe dans les tissus
osseux. Certains de ses isotopes sont très abondants dans les produits de
fission, en particulier le strontium 90 (période radioactive de 28,6 ans). Le
strontium 90 est, avec le césium 137 et l’iode 131, le produite de fission le
plus pénalisant en cas d’accident.
Sûreté
nucléaire :
Composante de la sécurité nucléaire comportant l’ensemble des dispositions
prises à tous les stades de la conception, de la construction, du
fonctionnement, de l’arrêt et du démantèlement des installations nucléaires,
ainsi qu’au cours des transports de matières fissiles et radioactives, pour
prévenir les accidents et en limiter les effets. Elle comporte aussi les
mesures techniques destinées à limiter l’exposition des travailleurs aux
rayonnements lors du fonctionnement normal des installations, à limiter les
rejets dans l’environnement et à optimiser la gestion des déchets radioactifs.
Surgénérateur : Réacteur capable de produire plus de
matière fissile qu’il n’en consomme. Ainsi le réacteur à neutrons rapides Superphénix
a été conçu initialement pour fonctionner en surgénérateur de plutonium, grâce
à la capture de neutrons de fission par des noyaux d’uranium 238 fertile.
TELERAY :
Réseau national de surveillance radiologique, constitué de balises fixes
disséminées sur le territoire français, sur quelques sommets montagneux et
autour des sites nucléaires. Le réseau compte environ 180 balises, nombre en
augmentation. Il est mis en œuvre par l’Office de protection contre les
rayonnements ionisants. Les résultats des mesures en temps réel des
rayonnements gamma sont accessibles sur le minitel (36 14 TELERAY).
Terme
source : nature,
quantité et cinétique de rejets de produits radioactifs d’une installation
nucléaire, soit en condition normale de fonctionnement, soit au cours d’un
accident réel ou supposé.
Tranche
nucléaire : Dans
une centrale nucléaire une tranche désigne un réacteur et les équipements de
production électrique directement associés. Le plus souvent les tranches d’une
centrale nucléaire sont identiques et ont la même puissance nominale, par
exemple 900 MWe.
Transmutation : Désigne la transformation, suite à
une réaction nucléaire, d’un élément à vie longue en un élément à vie plus
courte. Elle peut être réalisée en réacteur ou dans un accélérateur de
particules. C’est une voie étudiée pour l’élimination de certains déchets
radioactifs à vie longue. A ce titre, elle fait l’objet de recherches
conformément à la loi du 30 décembre 1991 relative aux recherches sur la
gestion des déchets radioactifs.
Tritium
libre :
Correspond au tritium contenu dans l’eau libre des sédiments, des végétaux, du
vin, du lait ou des poissons. On appelle eau libre des sédiments la somme de
l’eau interstitielle, l’eau de capillarité et d’une partie de l’eau
d’hydratation. Pour les végétaux il s’agit de l’eau cellulaire et pour les
poissons de l’eau extra- ou intracellulaire. Globalement l’activité est
généralement en équilibre avec l’activité du milieu.
Tritium
non labile lié à la matière organique : Que ce soit pour les végétaux ou les animaux, la
matière organique contient des protons plus ou moins bien fixés, selon les
atomes auxquels ils sont liés. Les protons liés aux atomes de carbone,
fortement retenus, ne sont pas échangeables ; ils constituent la fraction
non labile. L’incorporation de liaisons C-H3 ne peut se faire que
par des réactions enzymatiques se déroulant dans les tissus.
Ubiquiste : Désigne des espèces vivantes qui se
trouvent en toutes sortes d’habitats aux conditions variées.
Uranium
enrichi, appauvri :
A l’état naturel, l’uranium est un mélange de plusieurs isotopes dont les 2
principaux sont l’uranium 238, non fissile et l’uranium 235, fissile. L’uranium
enrichi en uranium 235 est obtenu à partir d’uranium naturel (teneur en uranium
235 = 0,7%) par séparation isotopique faisant appel à des processus physiques
ou chimiques particuliers et permettant d’enrichir légèrement, ou dans de très
fortes proportions, en noyaux d’uranium 235 (les teneurs en uranium 235 de
l’uranium enrichi vont en général de 3% à 90%). L’uranium ainsi enrichi est
utilisé dans la fabrication des éléments combustibles pour réacteurs
nucléaires.
Les
processus physiques ou chimiques permettant de produire de l’uranium enrichi
fournissent simultanément, en contrepartie, un uranium de teneur en uranium 235
plus faible que leur teneur naturelle : cet uranium est dit appauvri.
Le
procédé d’enrichissement isotopique utilisé actuellement en France (usine
EURODUF de Pierrelatte) est la diffusion de l’hexafluorure d’uranium sous forme
gazeuse à travers des tubes poreux.
On
étudie actuellement en France un nouveau procédé de séparation isotopique par
LASER de l’uranium métal à l’état gazeux (procédé SILVA).
Voies
de transfert :
Voies physico-chimiques, biochimiques, biologiques, par lesquelles les
radionucléides rejetés dans l’environnement parviennent jusqu’à l’homme,
principalement par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire.
Xénon
(Xe) : Gaz rare
dont un isotope, le xénon 135 est un
produit de fission gazeux très absorbant en neutrons thermiques. Cette
absorption parasite est prise en compte dans l’équilibre de la conduite du
réacteur. Un second isotope, le xénon 133, entre pour une part abondante dans
l’activité des effluents gazeux.
Rayons
X : Rayonnement
électromagnétique. Les rayonnements X sont utilisés en radiographie et en
spectroscopie pour les analyses industrielles ou en radiothérapie pour certains
soins médicaux. Les matériaux lourds, comme le plomb, constituent des écrans
capables d’arrêter les rayons X.
« Yellow-cake » ou « gâteau jaune » : Nom donné à la forme concentrée du minerai jaune d’oxyde d’uranium (60 à 70% d’uranium), sous laquelle l’uranium arrive des pays d’extraction dans les usines où il subit une transformation chimique (en hexafluorure gazeux par exemple) avant son enrichissement isotopique.
Becquerel
(Bq) : Le
becquerel est l’unité de mesure de la radioactivité. Il correspond à une
désintégration par seconde (transformation d’un noyau d’atome s’accompagnant de
l’émission de rayonnements). En terme d’impact
sur la matière vivante, les becquerels ne sont pas tous identiques. Par
exemple, pour une ingestion de 1000 becquerels, l’impact en terme de dose
sera :
|
1000
Bq |
millisievert
(mSv) |
|
Krypton 85 |
@ 0 |
|
Tritium |
0.00002 |
|
Carbone 14 |
0.0006 |
|
Césium 137 |
0.013 |
|
Plutonium 239 |
0.25 |
Curie
(Ci) : Ancienne
unité de mesure de la radioactivité. Le curie correspond à l’activité d’un
gramme de radium, soit 37 milliards de désintégrations par seconde.
1 curie = 3,7. 1010 becquerels.
Gray
(Gy) : Unité de
dose absorbée, c’est-à-dire de l’énergie cédée à la matière par les
rayonnements ionisants lorsqu’ils la traversent. Une radiographie pulmonaire
délivre, par exemple, une dose d’environ 0n5 milligray.
1 gray = 1 joule par kg de matière
Rad
(rad) : Ancienne
unité de dose absorbée
1 rad = 0,01 gray
Sievert
(Sv) : Le sievert
évalue les effets des rayonnements sur la matière vivante. C’est l’unité de
dose équivalente et de dose efficace. Il vaut 1 joule par kilogramme.
ð Pour passer de la dose absorbée (qui s’exprime en gray) à la
dose équivalente, on utilise les « facteurs de pondération
radiologique » WR suivants :
|
Type
de rayonnement |
WR |
|
X et gamma |
1 |
|
Bêta |
1 |
|
Alpha |
20 |
|
neutrons |
Entre 5 et 20 selon leur énergie |
ð Pour passer de la dose équivalente, caractéristique d’un
organe ou d’un tissu, à la dose efficace, indicateur global de l’impact
sanitaire de l’irradiation totale subie, on utilise les « facteurs de
pondération tissulaire » WT suivants :
|
Tissu
ou organe |
WT |
|
Gonades |
0.20 |
|
Moelle osseuse |
0.12 |
|
Colon |
0.12 |
|
Poumon |
0.12 |
|
Estomac |
0.12 |
|
Vessie |
0.05 |
|
Seins |
0.05 |
|
Œsophage |
0.05 |
|
Thyroïde |
0.05 |
|
Peau |
0.01 |
|
Surfaces osseuses |
0.01 |
|
Reste de l’organisme |
0.05 |
Rem
(rem) : Ancienne
unité dose équivalente ou de dose efficace
1 rem = 0.01 sievert.
PREFIXE Symbole SIGNIFICATION
Péta P 1015
Téra T 1012 (millier de milliards)
Giga G 109 (milliard)
Méga M 106 (million)
Kilo K 103 (millier)
Milli m 10-3 (millième)
Micro µ 10-6 (millionième)
Nano n 10-9 (millième de millionième)
Pico p 10-12 (millionième de
millionième)
Femto f 10-15
Exemples d’utilisation
1
TWh (1 térawatt-heure) = 1 milliard de kilowatt-heure
1
Bq (1 becquerel) = 27 pCi (27 picocuries)
1
Ci (1 curie) = 37 GBq (37 milliards de becquerels)
AEN : Agence de l’OCDE pour l’énergie
nucléaire
AIEA : Agence
Internationale de l’Energie Atomique
ANDRA : Agence
Internationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs
ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire
CEA : Commissariat à l’Energie Atomique
CEEA :Communauté
Européenne de l’Energie Atomique (EURATOM)
CERN : Centre
Européen pour la Recherche Nucléaire
CIINB : Commission
Interministérielle des Installations Nucléaires de Base
CIPR : Commission Internationale de
Protection Radiologique
CIREA : Commission
Interministérielle des Radioéléments Artificiels
CISN : Comité
Interministériel de la Sécurité Nucléaire
CNPE : Centre
Nucléaire de Production d’Electricité
COGEMA : COmpagnie
GEnérale des MAtières nucléaires (groupe CEA-Industrie)
COMURHEX : Société
pour la conversion de l’uranium en métal et hexafluorure (groupe CEA-Industrie)
CSSIN : Conseil
Supérieur de la Sûreté et de l’Information Nucléaires
DGSNR : Direction
Générale de la Sûreté Nucléaire
EURODIF : Société
Européenne d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse
FBFC : Société
Franco-Belge de Fabrication du Combustible
IN2P3 : Institut
National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules
INB : Installation Nucléaire de Base
INBS : Installation
Nucléaire de Base classée Secrète
INES : Echelle
internationale de gravité des incidents ou accidents nucléaires
IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté
Nucléaire
LAI : Limite Annuelle d’Incorporation
MARN : Mission
d’Appui à la gestion du Risque Nucléaire
MOX : Mixed OXide : combustible composé d’un
mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium.
OPRI : Office
de Protection contre les Rayonnements Ionisants
PHENIX : Nom
du réacteur expérimental à neutrons rapides installé sur le site de Marcoule
PPI : Plan Particulier d’Intervention
PUI : Plan d’Urgence Interne
REP : Réacteur à Eau Pressurisée
RNR : Réacteur à Neutrons Rapides
SGCISN : Secrétariat
Générale du Comité Interministériel de la Sécurité Nucléaire
SGN : Société Générale pour les
technologies Nouvelles
STE :
Station de Traitement des Effluents
SUPERPHENIX : Nom du réacteur à neutrons rapides
exploité par NERSA à Creys-Malville
UNGG : Filière
française de réacteurs électronucléaires à Uranium Naturel Graphite Gaz
UNSCEAR : United
Nations Committee on the effects of Atomics Radiations